Communiqué de VJI sur l’élection Israélienne 2019

Bibi est presque sûr de gagner, il est temps d’augmenter la pression

Bien que les résultats définitifs ne soient pas encore connus et que la nouvelle coalition n’ait pas encore été formée, il est presque certain que Benjamin Netanyahou restera Premier ministre, soutenu par une coalition de petits partis de droite et ultra-orthodoxes.

Netanyahou est descendu au plus bas lors de cette élection dans sa tentative de s’accrocher au pouvoir. Avant les élections, Netanyahou a conclu des pactes avec des radicaux de l’extrême droite qui prônent l’expulsion des Palestiniens de “la Terre d’Israël”, et a promis d’annexer officiellement les colonies de Cisjordanie. Le jour du scrutin, son parti, le Likoud, a distribué environ 1 200 caméras cachées pour observer les citoyens palestiniens d’Israël, ce qui a d’autant plus dissuadé ces derniers de se rendre aux urnes. Il s’agissait en fait d’une manœuvre visant à limiter la représentation palestinienne à la Knesset et à augmenter potentiellement la part du vote des partis d’extrême droite, tout en attirant les électeurs anti-palestiniens.  

Tout cela se déroule notamment dans le cadre d’accusations de corruption qui pourraient très bien conduire Netanyahou en prison. De toute évidence, cela n’a pas semblé déstabiliser un grand pourcentage de l’électorat israélien, pas plus que la rhétorique de plus en plus raciste et violente de la Knesset. Qu’il s’agisse du chef présumé de l’opposition Benny Gantz ou du premier ministre présumé Benjamin Netanyahou, il est clair qu’une majorité d’Israéliens préfère maintenir le statu quo, ou pire.

Si le statu quo convient à la majorité des Juifs-Israéliens, il est tout à fait intenable pour l’autre moitié de la population, les Palestiniens, qui vivent sous contrôle israélien entre le Jourdain et la mer Méditerranée, et qui sont pour la plupart privés du droit de vote. Il n’est pas non plus défendable pour les millions de réfugiés palestiniens dont le droit au retour continue d’être bafoué.

On ne peut pas attendre du vote israélien qu’il rejette l’occupation ou accorde des droits égaux aux citoyens palestiniens d’Israël.

Ce n’est que par l’action au niveau local et par la pression internationale – y compris le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS) – que la situation s’améliorera. Pour les Palestiniens et pour les Israéliens. Collectivement.

Ce n’est pas le moment pour le Canada de resserrer les accords commerciaux privilégiés avec Israël. C’est le moment d’augmenter la pression et de prendre position pour la justice.

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